Être freelance
Chroniques d'une freelance

Être freelance et bien vivre son confinement

J’ai choisi d’être freelance depuis plus de 2 ans maintenant, j’ai toujours eu l’habitude de travailler depuis chez moi et cela ne me paraît pas insurmontable car je me sens bien chez moi. Le confinement n’en est pas vraiment un pour moi car mon quotidien se veut confiné. Je vous embarque dans ma vie de freelance, entre peur, joie, doute et une méchante envie de vivre ma vie de la manière dont je l’entends !

Devenir freelance est un vrai choix de vie et non un choix par dépit

J’ai choisi d’être freelance le jour où j’ai senti que j’étais alignée avec mes valeurs et mes besoins.

J’ai démarré l’entrepreneuriat sans être préparée à tout ce par quoi je suis passée jusqu’à présent. Je me suis lancée franco et je me suis débrouillée seule, personne ne m’a tenu la main pour me dire comment trouver mes premiers clients, comment déclarer mon chiffre d’affaires, comment gérer ma communication, comment me former, etc.
C’était la grosse aventure et c’était surtout mon challenge personnel ! J’avais envie de me débrouiller par mes propres moyens en étant qui je suis.

Dans ma vie en fait j’ai toujours mené ma barque seule avec pour seul soutien et non des moindres, celui de ma famille. Ma famille c’est sacré, c’est tout pour moi. Jusque là tout va bien, j’assume. Je n’imaginais pas encore à ce moment-là à quel point le fait de devenir entrepreneure indépendante me plongerait dans le néant total.
Je me suis lancée, à tort, sans stratégie, sans être préparée, et n’avais aucune idée de comment démarrer une nouvelle activité. J’ai fait comme j’ai pu et finalement j’ai trouvé ce premier client mais j’ai mis du temps.

« On ne naît pas entrepreneur, on le devient » : l’expression qui prend tout son sens

Mes parents ne sont pas entrepreneurs et mon éducation ne m’a pas poussé à le devenir. Je n’avais aucune vocation à le devenir. Mais je pense que le cap des 30 ans ça a été Hiroshima dans ma tête !
En fait, j’ai vite compris qu’être free-lance n’allait pas me faciliter la vie et après avoir réalisé plein de choses, j’ai aussi compris que ma vie n’a jamais été facile et qu’elle ne le serait pas parce que c’est de cette manière dont j’ai choisi de la vivre.

Je crois fortement que nous sommes pleinement conscients de la direction que l’on souhaite donner à sa vie et que l’extérieur n’est que prétexte.
Rien ni personne ne nous force à faire tel ou tel choix, c’est nous qui nous l’imposons à nous-mêmes.

Travailler depuis chez soi quand on est freelance

J’ai choisi d’être freelance et je travaille seule depuis chez moi depuis plus de 2 ans. L’avantage d’être chez soi c’est de pouvoir vraiment se mettre dans une bulle, d’être confiné, dans son cocon comme protégé. C’est vrai que cette sensation-là est plaisante mais il ne faut pas trop s’y habituer. J’aime toujours me plonger dans ma bulle car j’écris et l’écriture ne fonctionne que si on sent bien là où on se situe, ce qui est mon cas actuellement.

Aujourd’hui je travaille toujours à la maison mais je m’octroie quelques escapades dans les cafés wifi de Bordeaux pour bosser 2h ou plus sur des tâches qui ne me demandent pas d’être hyper méga concentrée.

J’ai déjà testé les espaces de coworking

Les espaces de coworking j’ai essayé mais j’ai encore du mal car j’ai l’impression de me retrouver dans un énorme plateau open space et en plus c’est pas la méga ambiance. Ce n’est pas vrai quand on vous dit que vous allez créer des liens dans un espace de coworking. Non les gens sont là pour travailler et une fois qu’ils ont fini leur taf ils rentrent chez eux bien sagement.
Alors vous me diriez probablement que je n’ai pas encore découvert celui qui me correspond, et qu’il se cache quelque part par là et j’ai envie de vous croire et de vous dire : « Ok on y va quand ? ».

Le seul espace de coworking que je connaisse qui est comme ça, c’est le Node à Bordeaux. Non sérieux ! Je n’en fais pas la publicité parce que je suis membre de Aquinum, mais c’est la vérité ! Les nodeurs et nodeuses sont aussi membres de l’association pour la plupart et participent aux évènements et mettent même leur pierre à l’édifice. Le co-président de l’asso travaille au Node tous les jours pour vous dire qu’on s’y sent bien 😉

Et puis, il faut que je sois honnête avec moi-même aussi. Je n’arrive pas à me concentrer quand il y a du mouvement autour de moi. J’ai besoin de beaucoup de concentration pour faire ce que je fais là, et le moindre rire ou coup de téléphone me déconcentre et je n’arrive pas à être productive.

Parce que confinement ne doit pas rimer avec solitude

J’ai choisi d’être freelance. Aujourd’hui, oui, je suis inquiète mais je sais que je dispose du jeu de cartes complet pour décider quelle nouvelle stratégie entrevoir pour les prochains mois. Ce temps de confinement me permet de me reconnecter à moi. Mon corps et mon mental me le réclament, je le ressens. Et je suis OK avec ça.
Prenons le temps, écoutons-nous, faisons une pause ! La Terre ne s’arrêtera pas de tourner pour autant et puis de toutes les façons, nous ne sommes pas seuls à vivre cette situation.

Nous ne sommes pas seuls

Même si je travaille depuis chez moi, je ne suis pas seule car depuis le départ j’ai décidé de rencontrer d’autres entrepreneurs. J’avais envie de m’exposer dans des évènements qui me correspondent pour me faire connaître et aussi rencontrer d’autres free-lances. C’est très important afin de ne pas couper le lien avec l’extérieur, ça l’est aussi pour la confiance et c’est un super exercice pour parler de son activité.
Ici à Bordeaux les évènements ce n’est pas ce qu’il manque. Croyez-moi que si vous avez envie de rencontrer des entrepreneurs, de participer à des conférences, des ateliers, il y a de quoi faire !

Le réseau pour faire face à la solitude

À force de sortir de chez moi, j’ai rencontré des personnes super ! Dynamiques, bienveillantes (ah oui ce fameux mot), dans le partage et la sororité. Ça fait super plaisir ! La plupart du temps je les retrouve dans d’autres évènements et c’est sympa de pouvoir échanger sur notre évolution.
Vous pouvez même vous inscrire dans une association pour vous diversifier, donner de votre temps et de votre personne dans d’autres projets, soit différents de votre activité, soit similaires.
C’est ce que j’ai fait en devenant membre de Aquinum en 2016 et depuis j’y suis encore et maintenant je fais même partie du conseil d’administration car ça me plaît de prendre part à des organisations d’évènements en rapport avec le numérique.

Conclusion :

J’ai choisi d’être free-lance et ce qui est le plus difficile c’est de ne pas savoir de quoi sera fait demain. Tout peut s’effondrer si vite. Je pense que dans cette situation il faut être satisfait de ce que l’on a déjà accompli et ne rien regretter.

Faire ce que l’on aime est la seule manière d’avancer pour donner un sens à sa vie, et le reste suit !

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5 commentaires

  1. Super article qui résonne très fort dans la serial blogueuse que je suis et qui travaille chez elle.

    Quant à ta phrase finale, je rajouterais… et tout le reste suit ! Porte toi bien Julie ! 🙂

    1. Julie a dit :

      Isabelle, je te remercie chaleureusement pour ton commentaire qui me fait vraiment plaisir 🙂
      Oui et tout le reste suit ! Merci ! Porte-toi bien aussi Isabelle.

  2. Thierry a dit :

    Merci Julie pour cet excellent article. Je suis obligé de rester à la maison mais pas par choix. Je n’ai pas accès au télétravail, je regrette un peu. Je pense que j’aurai avancé sur les dossiers en retard et serai plus serein. Je redoute cette reprise. C’est impossible de se dire on va tenir les jalons. Tout sera à rattraper, il y aura énormément de travail. Après cet épidémie 😷 je pense que le nécessaire sera fait pour mon accès au télétravail. Sur ce bon courage et excellente journée.

    1. Julie a dit :

      Bonsoir Thierry, merci pour ce commentaire très intéressant. Je trouve cela aussi regrettable que l’entreprise n’ait pas réagi dès le début en proposant une organisation de travail à la maison. Je pense qu’il aurait fallu déplacer les fichiers confidentiels dans un cloud sécurisé pour pouvoir travailler dessus à la maison depuis un Pc. C’est certain que la reprise va être très chargée ! Bon courage et bonne soirée.

  3. […] décidé de rentrer à la mi-mai dans les Landes pour retrouver mes proches et ma région après 2 mois et demi de confinement, mais ce n’était pas pour me la couler douce à la […]

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